Le printemps est la saison idéale pour préparer son Quad pour l’été.

Alors que l’hiver tire à sa fin, le temps d’un entretien préventif de votre VTT est venu. Qu’il ait été utilisé ou non pendant la saison froide, une inspection en plusieurs points et quelques changements de fluides vous assureront d’affronter les sentiers en toute sécurité.

Parce que c’est d’abord de sécurité dont il est question quand on parle d’entretien printanier d’un VTT selon Guy Ethier, conseiller technique chez Martin Tout Terrain, à Val d’Or. « Mon but premier quand je fais la maintenance d’un VTT, c’est la sécurité des gens. Si tu me demandes de faire ton changement d’huile, mais que tu n’as pas de freins, je vais te conseiller d’aller faire ton testament » blague-t-il.

Les mécaniciens de chez Martin Tout Terrain, à Val d’Or, mettent la sécurité des usagers au premier plan quand ils procèdent à des entretiens et inspections mécaniques annuels sur les VTT et côtes à côtes.

Certes, les entretiens réguliers effectués sur un VTT vont assurer une longévité à votre machine, mais les premières interventions que feront les membres de l’équipe de M. Ethier seront axées sur des points bien précis touchant à la sécurité du conducteur et des autres usagers des sentiers. Les freins sont-ils efficaces ? Les lumières toutes fonctionnelles ? Le coffre ou le siège passager bien fixé et conforme aux normes qu’il est nécessaire de respecter pour circuler en sentier fédéré ? Les pneus doivent-ils être changés ?

« Quand un client m’amène un quad pour un entretien mécanique annuel, je lui demande d’abord quel type d’usage il fait de son VTT. Un fermier qui ne sort pas de sa terre, je ne vais pas nécessairement lui parler de ses miroirs au contraire de quelqu’un qui fait plutôt du sentier », donne en exemple M. Ethier. Par la suite, des points plus précis de la mécanique vont être vérifiés, selon une routine bien établie. D’abord, le niveau des fluides : huiles à moteur, transmission et différentiel, par exemple.

« La décision ou non de faire un changement d’huile va dépendre de l’usage que me dit faire de son VTT le client et des recommandations du fabriquant » explique le spécialiste. Le kilométrage de la machine et le nombre d’heures d’utilisation par année sont aussi des facteurs qui comptent dans l’analyse des interventions à faire, précise M. Ethier. Un de ses mécaniciens, qui assiste à la discussion, indique que pour sa part, il vérifie son huile de différentiel deux fois par année. « Mon 4 roues est sur les chenilles et le 4×4 plusieurs mois par année, je le fais travailler très fort, alors j’ajuste la fréquence de mes vérifications », dit-il.

Sont aussi au menu une inspection, et un changement si nécessaire, du filtre à air et un nettoyage des entrées d’air. Les tuyaux de caoutchouc et lignes d’essence sont aussi observés pour déceler toute fissure pouvant entrainer des fuites et une panne qu’on veut éviter à tout prix quand on s’éloigne de la civilisation. Diverses composantes mécaniques seront aussi graissées pour assurer un roulement tout en douceur et éviter une usure prématurée.

Faire son entretien soi-même

Les amateurs de quad qui se débrouillent en mécanique sont nombreux à faire eux-mêmes les entretiens annuels de leurs VTT. Bien outillé et avec des connaissances de base, il est effectivement possible de réaliser plusieurs vérifications et changements de pièces tels que les filtres, ou encore procéder à un changement d’huile. La clé du succès, dans ce cas, est de suivre le manuel d’entretien de son VTT. « Ces manuels sont très clairs, et il est important de suivre les recommandations des manufacturiers » insiste M. Ethier, de chez Martin Tout Terrain. Vous avez perdu votre manuel original ? Pas grave, ça se trouve facilement sur Internet, tout comme de nombreux vidéos qui détaillent en image es étapes à suivre pour faire soi-même son entretien.

Cette nécessité de suivre les indications des manuels des manufacturiers et les plages horaires prévues pour les entretiens est encore plus importante dans le cas de VTT ou de côtes à côtes récents qui sont encore sous garantie. Le conseiller technique donne l’exemple d’un client qui amène son véhicule sous garantie et ayant subi un bris en sentier, et qui démontre qu’il a acheté au concessionnaire les huiles pour les changements recommandés, aux moments recommandés, et dont la garantie et les réparations seront donc honorées sans plus de questions.

L’esthétique aussi  

Pour un VTT récent aux couleurs vives, ou même pour ceux qui préfèrent une peinture mate plus discrète ou encore des motifs camouflage sur les plastiques qui n’ont pas encore subi l’attaque des rayons UV, on peut penser qu’il n’est pas pressant d’intervenir pour protéger son véhicule sur le plan esthétique. Mais c’est à force de repousser cette tâche que les années laisseront leurs traces et que vos pièces en plastique prendront une triste couleur pâlie et inégale. C’est là une bonne façon de faire baisser la valeur de revente de votre VTT en plus de le rendre simplement moins beau à regarder. Appliquer une cire appropriée sur les plastiques permettra d’éviter ce problème. Le tout, bien sûr, après un bon nettoyage à l’eau pour enlever boues et poussières ramenées des sentiers.

Bien nettoyé, ciré et entretenu sur le plan mécanique, votre VTT est maintenant prêt à vous amener parcourir des centaines de kilomètres de sentier sous les chauds rayons du soleil!

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