Les droits de passage en danger. Stop à la délinquance!

Les sentiers fédérés sont une richesse incroyable pour le Québec. Il suffit de regarder chez les provinces voisines et même aux États-Unis pour le comprendre.

Là-bas, les quads doivent souvent partager les sentiers avec d’autres usagers, comme des piétons, des cyclistes ou des chevaux.

En Alberta, le gouvernement et les mouvements écologistes veulent interdire des milliers d’acres de terres communes aux véhicules motorisés.

Ici, au Québec, nous avons 25 000 km de sentiers fédérés entretenus par des clubs formés de bénévoles. Nous avons signé une convention de partenariat et de partage des sentiers avec la Fédération motoneigiste (FCMQ) pour agrandir encore plus notre réseau. 

Mais une menace pèse sur nos sentiers :la perte des droits de passage.Des propriétaires et des agriculteurs nous autorisent à passer sur leur propriété. Dans chaque club, nos bénévoles vont les rencontrer et négocient avec eux. C’est un travail qui doit être renouvelé tous les ans. Ça représente des centaines d’heures, qui réclament beaucoup d’énergie.

Mais une poignée de délinquants mettent en péril ce frêle équilibre, en sortant du sentier et en s’aventurant sur des terrains privés. Pourquoi font-ils cela? Il est vrai que les images actuelles dans les vidéos sont beaucoup axées sur le hors-piste, la liberté.

Mais la liberté des uns commence où s’arrête celle des autres. Et les propriétaires sont libres d’avoir une terre fertile.

Que demandent-ils? Qu’on respecte leurs terres. Ne pas s’éloigner du tracé. Ce n’est pas pour le plaisir. Mais parce que sous la neige, de jeunes pousses vont être écrasées. Parce que de jeunes arbres vont être pliés au printemps et ils ne repousseront pas.

Chaque infraction demande de gros efforts des bénévoles pour récupérer la confiance et l’acceptation. 

Bien sûr, il y a d’autres véhicules hors route qui s’aventurent illégalement sur nos sentiers et hors piste, des camionnettes, des jeeps, des autoquads ou motoquads sans vignettes. Pour ceux-là, n’hésitez pas à les dénoncer à la police ou à nos signaleurs.

Voici pour information l’article 55.1 de la Loi sur les VHR : « Le conducteur d’un véhicule hors route qui circule sur une terre du domaine privé sans l’autorisation du propriétaire et du locataire commet une infraction et est passible d’une amende de 450 $ à 900 $. »

Dans les dégradations, il y a aussi les détritus laissés sur place. Si les contenants (sacs, bouteilles, canettes, boites) ont été amenés, ils peuvent être ramenés. Gardez vos déchets et jetez-les dans votre poubelle à votre retour. C’est plus sûr et plus écologique.

Les bruits inutiles font partie des nuisances. Un constat s’impose : pas besoin d’un pot d’échappement modifié pour rouler à 70 km/h. Et même avec un véhicule conforme, on abaisse sa vitesse à 30 km/h aux abords des habitations.

La nuisance sonore peut être une cause de perte de droit de passage, ne l’oublions pas. Et dans ce cas-là, les voisins du propriétaire peuvent faire pression pour faire annuler ce droit.

Chaque année, de nouveaux adeptes prennent leur vignette pour la première fois. Souvent avec de puissants autoquads, et une culture automobile. 

Il est bon de rappeler certaines bases : un sentier fédéré n’est pas une autoroute. Une passe de sentier n’est pas seulement un droit acheté pour utiliser une trail. Un propriétaire de véhicule hors route n’est pas le client d’un club ou de la Fédération. Il utilise des sentiers qui sont entretenus gratuitement par des bénévoles. Il passe sur des parties de terrains qui ont été ouvertes gracieusement par des propriétaires terriens. 

C’est comme quand on est invité dans la maison d’un ami. On enlève ses chaussures pour entrer, et on ne va pas s’allonger dans le lit des maîtres.

Les clubs de quad sont une communauté, avec des bénévoles rémunérés par des « mercis ». Une denrée rare à obtenir. Principalement sur Facebook. Ne l’oubliez pas avant de critiquer l’état des sentiers qui n’auraient pas l’air d’autoroutes.

Nous devons être solidaires aussi. Dans le cadre de ses actions citoyennes, Québéquad veut montrer son appui aux producteurs agricoles du Québec. Nous appelons les 394 431 propriétaires de quads à se procurer exclusivement des produits agricoles de provenance québécoise. Ensemble nous pouvons  aire une différence. N’hésitez pas à dire que vous êtes quadiste quand vous achetez un produit québécois, et que vous le faites pour soutenir les agriculteurs d’ici.

Un proverbe dit : Charité bien ordonnée commence par soi-même. Car pour le moment, on blâme les autres, les non-membres. Mais certains membres en règle s’éloignent quelquefois du sentier.

Sur les 394 431 quadistes du Québec, 95 % ne sont pas concernés par ce texte et se montrent exemplaires. Mais il y a en environ 5 %, soit 20 000, qui sont impliqués. Ça vaut la peine d’écrire sur le sujet…

Il est temps de se poser la question. Est-ce que ça vous arrive de faire un petit détour hors du sentier? Parce que c’est le fun, parce que les autres le font?…

C’est tellement vite arrivé. Une petite colline qui donne envie de grimper et de faire un petit détour. Parfois c’est le quadiste en avant qui va faire son petit écart. Alors on le suit…Ni vu, ni connu…

Pourtant, les traces de pneus sont bien là et signent le délit. « Encore un quadiste! »

C’est le temps d’arrêter, de responsabiliser les amis. Vous ne risquez pas qu’une amende de 900$.

Vous risquez de le faire payer à toute la communauté. En lui faisant subir des menaces de fermeture pour tous de passages essentiels qui pourraient couper le réseau, obliger à faire demi-tour, ou un long détour sur un sentier moins intéressant. Imposer de faire plus de kilomètres en voiture pour trouver un réseau de sentiers plus long. Faire perdre des routes agréables et touristiques.

En restant dans les sentiers fédérés, aux vitesses permises, avec un véhicule équipé d’un échappement conforme, nous respectons les lois qui nous donnent le droit de rouler au Québec.

Aujourd’hui, des associations environnementales, des citoyens, s’opposent au passage de quads chez eux. Pour cause de nuisances, souvent injustifiées.

Mais sortir des sentiers pour aller sur des terrains privés, c’est leur donner raison, leur donner des munitions pour réduire notre liberté de déplacement.

Ne donnez pas les armes pour vous faire battre. Nous faisons tous partie de la solution pour conserver notre trésor québécois en santé. 

Ne sortez pas du sentier, respectez les terres de nos amis propriétaires.

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